Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 00:08

Si j'aime la vie que j'ai
je hais la personne qui la mène.
Je ne peux me supporter,
je voudrais me trancher les veines,
voir mon sang couler,
me sentir partir,
me sentir souffrir.
La liberté est illusoire,
même dans ma tête je suis prisonnier,
une balle sera la seule clé qui me libèrera de mes chaînes.
Mais je ne peux pas,
je ne sais pas
je n'y arrive pas,
trop lâche pour mourir, mais fatigué de courir,
fuir le monde et se fuir soi-même.
Je voudrais m'oublier, je voudrais disaraître,
ne plus me voir, ne plus me sentir,
S'il te plaît, aide-moi à mourir...

Par tales-of-my-world
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Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 23:05

 

Jack est là depuis très longtemps. En fait je crois que Jack est là depuis toujours.

Jack c’est lui. Lui c’est l’autre. L’autre c’est moi. Mais moi, je suis quelqu’un d’autre.

Jack, c’est celui qui est mauvais quand je suis bon, mais qui n’est jamais bon. Je suis calme et respectueux, Jack est turbulent et ne respecte que sa personne. J’aime la paix, la tranquillité et la sérénité, Jack n’est que violence, perversité et moteur de désordre.

Jack, c’est le nom que je lui ai donné. C’est comme ça que je l’appelais quand nous parlions enfants. À l’époque, on s’amusait bien. Mais je savais déjà qu’il n’était pas très bon. Sa voix nasillarde et pernicieuse m’énonçait ses paroles mauvaises quand j’étais fatigué ou en colère, j’arrivais vite à l’oublier et à ne plus l’écouter. Malgrès tout j’aimais bien lui parler, jouer avec lui, il avait son rôle dans toutes mes histoires, dans tous mes jeux.

Peu à peu, Jack est devenu trop mauvais, il me faisait peur, chaque jour ses paroles étaient plus forte, chaque jour j’avais plus de mal à le faire taire.

Un jour, tout a basculé, je n’ai pas réussi à le faire taire. Il a pris le contrôle. Il est devenu moi. Ou je suis devenu lui, je ne saurais le dire.

Cela a duré des années. Je n’entendais plus sa voix, j’étais la voix. Je faisais ce qu’il voulait, j’exécutais ses volontés, comme une marionnette répond aux fils que tiens son marionnettiste. Il m’a rendu coupable des pires actes, des pires paroles. Il m’a fait voir les images les plus horribles. Il m’a fait désirer le chaos, la destruction, le sang. Il m’a fait aimer la violence, m’en a rendu fanatique. Jack est un hérétique, de ceux qui pensent que le seul remède aux problèmes de l’humanité et de la faire disparaître dans le sang et la terreur, de ceux qui passent leurs profits personnels au-dessus de tout, de ceux qui s’amusent de massacres de femmes et d’enfants. Mais Jack est intelligent, Jack est charmant, atrocement charmant, tomber dans son piège, c’est devenir la mouche dans la toile de l’araignée.

Pendant toutes ces années, j’ai été la mouche. Depuis quelques temps, je ne le suis plus. Aujourd’hui je me suis libéré. Aujourd’hui, je décide de mes actes. Trop d’évènements heureux ont eu raison de son contrôle. Mais Jack est toujours là. Il est dans ma tête, il me parle plus que jamais. Il me fait souffrir. Il me ramène à mon passé, il me ronge de remords. Mais le pire, c’est la manière perverse qu’il a de me faire penser chaque jour et chaque nuit qui passent à ELLE. ELLE, c’est celle que j’aime, celle qui ne m’aimera jamais. Moi je ne veux que l’accepter. Lui en profite pour me torturer. Et s’il n’y avait que ça.

Jamais Jack n’abandonnera. Maintenant que Jack a goûté au pouvoir, il en veut plus. Il n’arrêtera jamais de me torturer. J’entendrais toujours sa voix dans ma tête, car il aime ça. Il aime me voir souffrir, il aime me voir pleurer, et plus que tout il aime être la cause de mes pleurs et de mes souffrances.

Mais aujourd’hui, j’ai décidé d’en finir avec Jack. J’ai décidé que ces lignes seront les dernières. Ce récit, biographie d’une vie partagée, dédoublée, sera le dernier à couler des veines qui s’échappent d’un cœur ravagé d’une guerre éternelle et sans pitié entre deux êtres opposés. À partir de ce soir, plus personne n’entendra la voix de Jack, ni moi, ni les personnes qu’il a dupé par ma bouche. Ce soir, Jack ne sera plus. Ce soir je taillerais les veines de Jack. Ce soir, le couteau souillé de son sang sera l’outil d’apaisement qui traversera l’œil de Jack et détruira son cerveau pervers et malade. Ce soir, nous nous reposerons en fin. Ce soir nous connaîtrons enfin la paix.

 

            

Par tales-of-my-world
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Lundi 2 avril 2012 1 02 /04 /Avr /2012 23:31

Ignorer quoi faire, plus quoi dire. Plus de contrôle sur rien, plus aucun pouvoir, plus aucune envie de pouvoir. Envie d’aimer écrasée, envie de détruire omniprésente. Haine du seul amour existant. Paradoxe d’une âme perdue. Ni morte ni en vie, ni enfer ni paradis, un purgatoire d’ennuis, de jalousies, de colères, haines. Ne mérite pas l’amour. Ca ne mérite pas d’aimer. Ca ne mérite encore moins d’être aimé. Pauvres restes d’un esprit flottants entre deux mondes, au grès de la colère dont ils sont victimes ou prophètes. Aucuns sens, aucun. Pas de direction, pas de choix, la fuite constante. Un passé douloureux, un présent désagréable et un avenir inexistant. Pleurs, noir, chaos, douleur, colère, haine, violence, encore, plus, plus, plus, plus, plus. Gentil garçon ? Mort, disparu, emmené ? Qui sait. Mauvaise personne ? Dangereuse, torturée, traîtresse. Jamais de sens jamais, flotte, roule, vole, rampe, ne meurt jamais. Folie ??? Tous, eux, autres, pourquoi. IL DECIDE POUR LUI. Pas de compréhension. Pas de bruit, pas de sons. Sourd, muet, aveugle, laid, laid, LAID. Pourquoi tout ? Et si rien ? Non. Existence, transe, décadence, condoléances.
Chemins tracés, chemins effacés. Mur, pierre, brique, béton. Dur. Douleur, encore, toujours, toujours, toujours. La brûlure, toujours présente aussi. Forte, grande, étouffante. Chaud, froid. Hallucinations, voix ? Science, mathématiques, psychologie. Enfant détruit. Malheur, bonheur, amour, haine, beau, moche, tous pareils.
Solution, sang, larmes, douleur, encore, mort. Mort. Mort. Quoi ? Vide ? Conscience ? Enfer ? Vie ? Enfer ?  Le revoilà. Cohérence zéro. Tolérance zéro. Inutiles. Incompréhensible, non-sens, interdit. Jack. Lui, depuis tout petit. Son nom. Moi. Qui ? Pourquoi ? Silence. Paix, guerre, paix, guerre, guerre, guerre, guerre, guerre, guerre, paix, guerre, guerre, torture, fin.
Sexe, alcool, argent, livres, jeux. Et si ? Et sinon ? Non. Non. Non. Jamais, mieux. Oublis, sommeil, insomnie, réveil, fatigue, sommeil, petite mort, fin. Moins, moins, fatigue, vie, finis, inutile, laid, lourd, si lourd, poids dans  l’âme de l’autre.
Point, autre, début ? Peut-être. Dernier acte, premier trop gris. Carburant vide. Machine, froide, roues, engrenages, bruit. Sens ? Aucun. Pertinence ? Aucune. Flotte, souffre, encore, encore. Dérangé ? Rire. Sarcasme.
Mots, nombreux, trop, insensés. Pourquoi ? Encore ? Parce que. Réalité. Illusion. Pas d’auréole, des cornes, longues, sur lui, il suit, il est toujours là. Aide, pitié. Point, fin début.
Je hais, je l’aime.

Par tales-of-my-world
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Vendredi 2 mars 2012 5 02 /03 /Mars /2012 11:32

    J’adore les enfants, leurs sourires, leurs rires, leurs joues rouges, leurs yeux malicieux et pétillants de joie, leur naïveté, ou simplement la beauté de leur jeunesse. J’aime leur parler, avec un enfant les discussions sont toujours simples, franches et passionnantes.

    Je me doute de ce que vous pensez de moi en lisant ces premières lignes. Mais non, je ne suis pas pédophile. Je suis en fait surveillant dans une école primaire de banlieue, une petite école tranquille dont je ne me souviens déjà plus du nom. Cela fait seulement deux jours que j’y travaille et je n’ai jamais eu la mémoire des noms. Je change assez régulièrement d’école, cela me permet de voir plus souvent de nouveaux visages et de me sentir plus en sécurité.

    À la récréation mon téléphone sonne, et, comme un élève, je suis obligé de me cacher pour y répondre. C’est un appel de mon client – pour mon deuxième emploi, je vous expliquerais plus tard – il me passe sa commande à livrer pour le week-end et raccroche. Je dois maintenant aller m’occuper d’une classe dont l’instituteur est absent pour la journée. Je discute avec les élèves, je les aide à faire leurs devoirs, j’apprends à les connaître et ils dont de même.

    L’après-midi se termine rapidement et je rentre chez moi. Nous sommes jeudi et demain soir je devrais apporter sa commande à mon client. Je mange et m’endors devant l’énième rediffusion d’un vieux film français à la télévision.

    Le réveil sonne, il est temps que j’aille au travail. Ma journée à l’école ressemble à toutes mes autres journées à l’école, ce qui serait pour vous d’un ennui mortel. Je vous en épargne donc le récit.

    Je vais maintenant m’occuper de la commande de mon client. J’attends le soir à la sortie de l’école, j’attends que tous les enfants soient partis, sauf le dernier, probablement oublié par ses parents. Je vais le voir, je discute avec lui, il est triste que ses parent n’arrivent pas. Je lui propose de le ramener chez lui. Il accepte. Il monte dans ma voiture, et au lieu de le conduire chez lui, je le conduis chez mon client. Mon client le prend, me paye et me demande de revenir le chercher le lendemain.

    C’est toujours comme ça que l’on procède. Je livre un enfant le soir et je reviens le chercher le lendemain pour en débarrasser mon client. Ce qu’il en fait ne m’intéresse pas le moins du monde tant que j’y trouve mes intérêts.

    Le lendemain, mon client dépose l’enfant sanglotant, visiblement en état de choc, dans ma voiture. Je le conduis chez moi, dans mon garage.

    J’adore les enfants, leurs sourires, leurs rires, leurs joues rouges et leurs yeux malicieux. Mais ce que j’aime le plus chez eux, c’est leur regard de peur, leurs cris de douleurs dans la torture, leurs hurlements d’appels à leurs mères face à la mort qui les attend et  plus que tout j’aime le doux gargouillement que l’on peut entendre sortir de leur petite gorge frémissante fraîchement  tranchée.

    Je découpe et brûle le corps de l’enfant, j’enterre les restes, je nettoie mon garage, je prépare ma lettre de démission, et je commence à chercher une nouvelle école.

Par tales-of-my-world
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Mercredi 29 février 2012 3 29 /02 /Fév /2012 23:07


    J’ai toujours su que je tuerai quelqu’un un jour ou l’autre, je sentais que cela devait arriver. Pourtant, ce n’est que très récemment que j’ai commencé à penser que cela pourrait-être moi. Et me voilà, au bout de ma corde, me balançant dans le vide et attendant patiemment mon dernier souffle. Je dis patiemment car alors que je commence à suffoquer, je commence par la même occasion à revivre tous les moments que j’ai vécu, du moins, tout ce qui a pu me pousser à désirer la mort.
    

   J’ai toujours pensé que la vie n’avait pas de sens, pas de but. Aussi, les premiers moments qui me reviennent, ce sont tous mes moments perdus, passés à réfléchir à ce qu’était la vie, pourquoi en étais-je doté, pourquoi aurais-je mérité de vivre? Je n’étais rien ni personne de spécial, juste un adolescent parmi tant d’autres avec ses problèmes et ses échecs.
S’ensuit alors le moment de revivre ces mêmes problèmes et échecs, apparus à intervalles réguliers de ma vie, que j’ai surmonté comme des milliers d’épreuves, des obstacles à mon bonheur. Vous savez, tous ces problèmes qui vous font penser « pourquoi moi? », « mais qu’est-ce que je fais là? » ou, plus simplement, « et merde! », ces problèmes qui, un par un, ne sont rien mais qui, mis bout à bout, en viennent à vous pourrir l’existence de manière significative? Et bien ces quelques entraves au bonheur, je suis en train de les revivre une par une, très vite, les images se succèdent, je revoie mes échecs scolaires, amoureux, financiers, les décès de mes proches…
   

   Arrive maintenant le souvenir de toutes les douleurs que j’ai ressentis de mon vivant, de la plus petite écorchure à la plus belle fracture. J’en viens même à ressentir brièvement la pression de la corde autour de mon cou avant que le flot de mes souvenirs ne me ramène à l’inconscience sensorielle dans laquelle je suis plongé.
Etrangement, après les moments désagréables de ma vie éveillée, je revoie maintenant ceux de mes sommeils. Mes cauchemars les plus atroces me reviennent en mémoire, y compris ceux que j’avais oublié. Cette fois cependant, je n’ai pas le loisir de me réveiller pour y mettre fin, je dois à nouveau les supporter, en entier qui plus est. Certains disent qu’en mourant en rêve, on meurt aussi dans la réalité. Je ne sais pas si c’est vrai, mais je peux désormais dire qu’en mourant pour de bon, on se voit mourir à la fin de ses cauchemars.

   Tiens, voilà maintenant quelque chose d’agréable, je vois désormais le visage de ma mère souriant au-dessus de mon berceau, ce qui sert d’introduction aux souvenirs des moments agréables de ma vie. Hélas, les événements heureux sont incroyablement moins nombreux que les malheureux, et le flot de mes souvenirs chaleureux est déjà sur le point de se terminer.

   Que va-t-il se passer maintenant que j’ai revécu et revisité ma vie de fond en comble? Vais-je cesser d’exister? De penser? Vais-je perdre ma conscience? Non, de toute évidence, je pense encore, donc je suis toujours conscient. Cependant, il n’y a plus rien autour de moi, Je me sens bien, heureux même d’en avoir finis de ma vie. A par mes pensées, plus rien n’existe. L’éternité pour penser, est-ce cela la mort? Ah, non, je recommence à avoir des sensations physiques. Ne suis-je pas vraiment mort finalement? Si, j’en suis sûr, je ne peux pas être encore vivant. Je me concentre alors sur ce que je ressens. Il fait chaud. Il fait humide. Très humide même. Je pense que je baigne dans un liquide. Apparemment, il y a des parois tout autour de moi. Tiens, quelque chose semble relié à mon nombril… j’ai peur de comprendre. Je crois que je suis réincarné. Mais oui, je suis un embryon. Moi qui pensais être tranquille, me voilà donc repartis pour une nouvelle vie de souffrances. C’est injuste. Quand cela finira-t-il?

   Le liquide se vide autour de moi, je commence à sortir. Je ne veux pas, j’ai peur de vivre. Lumière forte. Cris de joie. Cris d’horreur pour ma part. Sommeil. Je me réveil dans un berceau. Enfin plutôt dans mon berceau. Quelque chose cloche. Je ne devrais pas me souvenir de ma vie antérieure me semble t’il. Pourquoi me souviens-je de tout? J’entends quelqu’un qui arrive. C’est une femme. La femme se rapproche, se penche sur mon berc…………….













   Mais, qui suis-je? Et où suis-je? Et qui est cette personne au-dessus de moi? C’est étrange, je suis sûr que j’étais en train de penser à quelque chose mais je ne me souviens plus à quoi. Ça devait être sans importance. Pensons plutôt à l’instant présent. Je suis en vie, qu’est-ce que c’est bon!

 

 

 


Par tales-of-my-world
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